Nom de la Startup

ROLLKERS SAS

Hello ! Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Paul CHAVAND. Ancien professeur de mathématiques en lycées, j’ai bifurqué vers l’informatique puis les technologies numériques, ces 15 dernières années au sein des services du conseil régional de Bourgogne.
En parallèle, j’ai porté un énorme projet de parc d’attraction …qui n’a jamais vu le jour vu le montant de l’investissement! De tempérament curieux et inventif, j’ai ensuite mûri une longue réflexion sur le déplacement individuel urbain.

Comment as-tu eu l’idée de créer cette startup ?

J’ai cherché longtemps à systématiser l’usage des tapis roulants, que je considère comme la plus pratique des aides au déplacement en mode piéton. Personnellement, j’adore les prendre!
J’ai alors eu l’idée d’inverser le problème, c’est-à-dire de mettre un tapis roulant ʺembarquéʺ sous les pieds des gens. Mais il fallait trouver le moyen de stabiliser les roues pour empêcher de tomber tout en marchant sur des roues. C’est la ʺvision intellectuelleʺ que j’ai eue subitement en 2008, grâce à l’inertie. J’ai dû créer ma startup en 2012 pour pouvoir sauver mon brevet déposé en 2010.

Quelle solution apportez-vous et quel est votre model économique ?

Le produit Rollkers permet de se déplacer en marchant naturellement, mais deux fois plus vite et avec deux fois moins de pas : on gagne du temps et on diminue la fatigue et le stress.
En plus, c’est vraiment fun, peu encombrant et intermodal : on part de chez soi (intérieur), on chausse sans les mains, on descend les escaliers ou prend l’ascenseur, puis on marche dans la rue, monte tel quel dans le bus, le tram, le métro, et enfin on arrive à destination, jusqu’à l’intérieur, en déchaussant sans les mains et les gardant près de soi.
Le modèle économique est d’abord la production d’une série dite ʺPremiumʺ, emblématique des premiers exemplaires, puis de séries plus industrielles, avec en parallèle une commercialisation de la licence des brevets au niveau mondial.

Quels obstacles as-tu rencontré dans le développement de votre startup et comment y avez-vous fait face ?

Le principal obstacle a été le manque de vision des interlocuteurs français et des fonds d’investissement que nous avons prospectés, qui avaient visiblement peur d’une invention de rupture sans en voir le potentiel. En revanche, le grand public en voyait très bien l’intérêt même avec des prototypes très peu optimisés.
Ceci nous a décidé à prospecter à l’étranger, et la présentation au CES 2015 a déclenché le buzz mondial espéré. Et alors les partenaires français ou européens commencent à montrer à nouveau le bout de leur nez ! Coup de chapeau toutefois aux Business Angels de Bourgogne puis à BPI France qui ont été les premiers à nous aider financièrement.

Quels sont vos bes0ins ? Un message à faire passer ?

Nous menons un projet triplement difficile car très ambitieux, industriel, et sur un produit complexe techniquement. La R&D, incontournable, coûte cher, et la rentabilité n’est pas immédiate. Nous espérons trouver des investisseurs qui ont la vision du très grand potentiel économique, comme l’a eue le grand public.

Site

http://www.rollkers.com/