L’open space, pas si bien que ça…

C’est dans les années 50 que les bureaux ouverts ont vu le jour. L’objectif ? Agrémenter l’espace de travail par de la lumière et des plantes vertes. Aujourd’hui les “open space” sont les descendants de ces bureaux. Mais l’open space n’est pas si efficace que ça.

Les critiques contre l’open space sont de plus en plus nombreuses.

Les open space induisent un sentiment de menace, obligatoire, par l’impression d’être jugé. Le sentiment de menace se traduit par une crainte de l’autre, ce dernier étant identifié et localisé. En effet le manque d’intimité, le fait d’être sous la surveillance de ses collègues, le risque assez présent des voisins d’étaler leurs affaires sur le bureau et le risque de vol du fait de l’absence de porte rendent l’open space contre-productif et source de désordres psychologiques puis physiologiques chez ceux qui s’y trouvent.

Les open space développent le sentiment de dépendance, les individus d’un même groupe ont tendance à tisser des liens et intériorisent les règles communes au groupe pour ne pas se sentir exclus. On va nous dire que c’est ce que l’entreprise attend de ses salariés, une cohésion soucieuse d’efficacité et donc de rentabilité. Mais cette dépendance peut aussi entrainer une forme d’aliénation avec pertes des contours de l’identité. C’est d’ailleurs un peu comme cela que fonctionnent les sectes. Cela va encore  plus loin car ce sentiment de dépendance pousser à l’extrême entraine des états fusionnels entre les individus du fait de l’identification de chacun à travers les mêmes émotions qui animent le groupe. Cela donne comme effets négatifs l’effacement les différences individuelles qui font en fait la richesse d’un groupe ou d’une société.

L’open space peut provoquer également un sentiment d’abandon. Ce sentiment vient de l’éventuelle culpabilité qu’on peut à tout moment y développer par crainte d’avoir été rendu responsable d’un mauvais fonctionnement du groupe ou d’un projet du groupe.